Le Fadu, également appelé Kponli Gbe medji ou Djogbe, est un signe qui évoque des événements résultant de la rencontre entre deux mondes. Les deux mondes sont représentés dans le récit suivant par le père (qui est le maître de sa maison) et son fils qui est à l’étranger. L’histoire relate également la relation entre la mort et la vie, qui est à la base des traditions établies dans le golfe du Guinée.
Il y a longtemps, un père qui ressentait sa mort prochaine appela tous ses enfants dans le village de Fètome pour leur donner des conseils. Il s’agissait d’un Bokonon, un initié Fa. Parmi ses enfants, il y avait un garçon qui résidait à l’étranger. Il était également un initié de la Fa. Quand il entendit cela.
Il y a très longtemps, dans le village de Fètome vivait un père qui sentant sa mort prochaine appela tous ses enfants pour leur donner des conseils. C’était un Bokonon, un initié noir africain. Parmi ses enfants, se trouvait un qui était à l’étranger. Il était lui aussi un initié Fa. Lorsqu’il entendit l’appel de son père, il consultât Lui-les-dieux et trouva alors Djogbé (Via, Route). Cependant, ayant des affaires à régler, il continua ses activités quotidiennes. Quelque jour plus tard, il consulta de nouveau et trouva encore le signe Djogbe
Durant ce temps, son père l’attendait et était impatient et mourant. Il continuait à donner des conseils chacun de ses enfants. Kpoli Baba, le fils qui était à l’étranger, finit par revenir avant la mort de son père. Il se dépêcha un jour et arriva dans la nuit. Il déposa ses affaires et alla voir son père dans son lit. Son père lui dit alors : « Je ne vais pas tarder à mourir. Quand cela arrivera, toi ne sort pas de ta chambre. Reste s’y. Si tes frère et sœurs veulent te voir, ils devront faire un sacrifice de mouton.
Le lendemain matin le père décéda. Kploli Baba ne sortit pas de sa chambre. Ses frères et sœur ont dû faire un sacrifie à la porte avant qu’il ne sorte. »
Les monde qui se croisent dans kponli DjoGbe
- La vie de ceux qui sont restés au pays croise cela de ceux partent à l’étranger (la diaspora
- La mort du père et les moutons sacrifiés se croisent,
- L’enfant bénit et ses autres frères et sœurs se croisent.
Le signe Djogbe nous dit que Dieu est le père et demande qu’on l’honore comme divinité (de son vivant ou après sa mort). Dans ce récit, le père tient le bas qui est la maison d’origine et le fils tient le haut qui est l’étranger. Par ailleurs à sa mort, il fait un pacte avec son fils qui devient le garant des choses anciennes et ses frères et sœurs le future. Le mouton sacrifiés est une couverture spirituelle pour le fils mais aussi un moyen de le lier à son père décédé.
Le temps selon kponli DjoGbe.
Il y a un nom de Dieu que j’aime beaucoup après l’expression Lui-les-dieux, c’est le nom l’Eternel. le passé, le présent et le future sont positionnés en therme de mouvement humain dans le fa.
C’est ainsi que le passé constitué constitué de personnes décédé, les aïeux, le présent les parents et le future, les enfants. ou encore nos personnes défuntes à moins l’infini, nous au point zéro et nos enfant le plus l’infini. c’est l’axe du temps au niveau de la généalogie. Les trois ensembles linéaires qui découlent de ce texte sont : les morts, les vivants autochtones et la diaspora. voila le temps en terme de mouvent humain. Ceux qui sont morts, ceux qui sont en pays d’origine et ceux qui ont voyagé hors du pays.
Pour aller plus loin dans la compréhension de la notion du temps.
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